Le Shiatsu Kurétaké
Le fondateur du style Kurétaké, Yutaka Sakakibara disait "On ne peut pas progresser si l'on ne comprend pas en observant".
L'école Kurétaké a été fondée en 1926 ; c'est la plus ancienne et la plus importante école de médecine orientale de Tokyo. Et son style proche a gardé des particularités dont une majeure, celle de "préserver" le donneur.
Le mot Kurétaké vient du mot kuré, nom donné à une province du sud de la Chine ancienne. Se trouvant à l'ouest du Japon, Kuré veut aussi dire couchant, image du soleil couchant, en direction de l'Ouest. Et du mot také pouvant être traduit par bambou, qui produit dans cette région était connu sous le nom de Kurétaké.
Le shiatsu Kurétaké accorde énormément d'importance aux katas qui permettent l'application des pressions perpendiculaires.
Masanori Okamoto l'un des représentants officiels de ce style insiste lors des stages qu'il anime en France et au Japon, sur les trois principes de pression :
- les pressions perpendiculaires,
- le maintien des pressions,
- la concentration.
Aussi trois paramètres sont essentiels au "juste" kata :
- le placement,
- la posture,
- la direction
- l'amplitude du transfert du poids du corps.
L'un des objectifs est d'épargner le praticien des contraintes physiques dues à une pratique quotidienne et intensive d'où l'étude des cinq conditions pour une pratique sans fatigue :
- l'utilisation du principe de levier,
- l'adoption d'une posture sans contrainte pour le bas du dos en mettant les épaules de niveau (dans l'axe des appuis),
- l'adoption d'une posture permettant une pression maintenue stable,
- la réduction au minimum de l'amplitude du transfert du poids du corps,
- le fait de ne pas pencher le buste vers l'avant.